Aetm Burkina Vert Ouahigouya Micros crédits photo

La Région du Nord fait face aujourd’hui à une concentration de menaces sécuritaires sans précédent au niveau du Burkina Faso : action de groupe radicaux, activités criminelles croissantes, banditisme, conflits communautaires, et ascension de l’extrémisme violent. Depuis 2015, ce climat d’insécurité et de violence s’est fortement détérioré, entrainant des mouvements de population qui poussent des milliers de personnes à quitter leurs localités. Au 31 Mars 2022, le nombre de personnes déplacées enregistrées dans la Région s’élèvait à plus de 874 500 soit près de la moitié du total des déplacements internes (CONASUR 2022) constituées en majorité de femmes et d’enfants (52,62) qui sont surexposées aux questions de vulnérabilités économiques (manque d’opportunité) sociales (limitation de l’accès équitable aux services sociaux de base) et climatique. Dans ce contexte, la recherche de solution durable à travers le maintien de la cohabitation pacifique et l’autonomisation des groupes vulnérables figure parmi les priorités des autorités nationales qui nécessitent un appui constant au rôle moteur, et particulièrement des personnes déplacées Internes (PDIs) dans la Région du Nord. C’est pourquoi s’alignant sur les priorités nationales l’ONG Burkina Vert a initié ce projet pour accompagner les femmes déplacées Internes afin qu’elles puissent créer des activités génératrices de revenus.

Un projet allant dans ce sens a vu le jour en 2022, mais uniquement avec les veuves ayant au moins trois enfants (femmes qui ont perdu leurs maris pendant les attaques). Actuellement toutes ces femmes s’en sortent avec leurs enfants car elles arrivent à se nourrir, payer la scolarité, se soigner. Sans ce projet, ces familles déplacées auraient des problèmes car les enfants se jeteraient dans la délinquance et causerait d’avantage de problèmes.

Le projet « Les micros crédits, source d’espoir et moyen de lutte contre la pauvreté des femmes en milieu rural et urbain » initié par Burkina Vert est une préoccupation des communautés de base et s’inscrit dans le souci de venir en aide aux groupes vulnérables afin de les sortir de leur état d’extrême précarité. C’est pourquoi, il a été mis en place un cadre de suivi et de contrôle des actions (octroi de crédit, drainage de l’épargne) qui sont conduits dans le cadre du présent projet.

En effet, Burkina Vert reste conscient et convaincu, que c’est la voie pour une autonomisation des groupes pauvres plus particulièrement les Femmes déplacées Internes, qui ont fui chez eux pour venir chercher un refuge dans la ville, où la vie est très différente de celle du village.

Le partenariat qui existe entre nos deux structures, vise naturellement à l’effectivité de cette initiative qui contribuera à la consécration des droits économiques des personnes défavorisées (Femmes déplacées Internes) et surtout de les rendre autonome dans la province du Yatenga au Burkina Faso.

Afin d’atteindre les objectifs du projet, les activités ci-après ont été réalisées. Il s’agit :

d’élaborer une liste de tous les bénéficiaires de la zone d’intervention du projet. A partir de cette liste, ont été retenu les bénéficiaires pour la mise en œuvre des différentes activités du projet.

Unee fois les bénéficiaires potentiels connus, il a été procédé à l’identification des formateurs et à l’élaboration des modules de formation.

- Les techniques de gestion des micros crédits ;

- Techniques de gestion comptable (formation en comptabilité simplifiée pour la coordination et le comité de gestion).

- Les techniques de création et de démarrage d’un micro projet économique (étude de marché, technique de vente, marketing des produits, cycle de gestion, calcul des coûts.),

Le but recherché par Burkina Vert est d’aider ces femmes déplacées Internes de sortir de leur pauvreté à travers la réalisation des Activités Génératrices de Revenu (AGR) afin qu’elles puissent subvenir à leurs propres besoins et ceux de leur ménage (accès à l’éducation, à la nourriture, à la santé et à d’autres besoins prioritaires pour elles-mêmes et pour les membres de leurs familles). En outre Burkina Vert veut rendre ces personnes actives dans la vie communautaire tout en les aidant à intégrer le tissu économique de leur localité.

Ainsi les femmes bénéficiaires subdivisées en deux groupes de vingt-cinq (25) personnes ont reçu une formation en démarrage et gestion d’entreprise ainsi qu’un capital de démarrage équivalent à 50 000 F CFA pour des petites activités commerciales.

Lorsqu’un membre a eu besoin d’un prêt, il en a fait la demande au groupe en qualifiant et quantifiant sa demande. C’est le groupe qui a décidé ou non de lui accorder le prêt et a fixé les modalités de remboursement (durée, montant de remboursement, taux d’intérêt, …). Si les besoins des membres sont couverts, c'est-à-dire qu’aucun membre n’a besoin d’un prêt pour sa microentreprise, le groupe peut décider de faire des prêts à des non membres contre rémunération ou faire des investissements à haut rendement.